Inspire-toi de l’inédite histoire de Stéphanie: mille leçons de vie en 10minutes!

Stéphanie est une jeune fille ayant connu, à l’image de nombreuses filles, une enfance perturbée par un climat familial malsain. Le divorce de ses parents avait terminé par briser l’être fragile qu’elle était déjà de par le traumatisme ambiant dans lequel elle a vécu. Solitaire et vivant dans un monde qui semblait l’oublier, elle était devenue, par la force des choses, son propre et seul espoir.

C’est dans cet état de précarité qu’elle croisa dès l’âge de 20ans une âme libre qui lui voua son admiration. Comme une brise rafraîchissante au cœur de la canicule, cette déclaration fit l’effet d’un profond soulagement. De l’amour, elle avait besoin. De l’affection elle attendait de toute son âme. Depuis sa naissance, elle avait été privée du minimum d’attention  par ses parents qui semblaient se plaire dans la dualité que dans la mutualité.

Elle n’a hérité que de parents tous autoritaires avec des égos démesurés. Ceux-ci percevaient la responsabilité familiale comme un fauteuil présidentiel. Si fait que lorsque l’un était assis, l’autre se mettait dans l’opposition. Ils avaient tous joué à voler en éclat le sens du foyer, de la complicité conjugale et de la communication. Et, par voie de conséquence, Stéphanie n’eut d’héritage qu’un lourd trauma qu’elle traina jusqu’à la rencontre de celui qui, pour la toute première fois, lui parla d’amour.

L’occasion était à saisir au vol et Stéphanie le savait mieux que tout le monde. En cet homme, elle voyait la perle rare. Il était pour elle, non pas seulement, l’élu de son cœur, mais aussi un père, une mère, un ami…, tous ces paramètres affectifs étant restés vides depuis sa naissance.

Très assoiffée, elle ne sut pas mettre du rythme dans son élan. Elle s’était laissé vite aller dans une situation de co-dépendance. Cet homme était devenu sa raison d’être, son souffle de vie et « son tout ». Stéphanie n’existait qu’à travers Tom, puisque c’est de lui qu’il était question.

Durant quelques mois, tout avait bien été. Elle était aux petits soins et se donnait complètement dans cette relation sur laquelle elle fondait beaucoup d’espoir.

Malheureusement, 1an après, celui en qui vivait Stéphanie, s’était mis (remis ?), que sais-je, à boire. Il passait le plus claire de ses soirées à errer de bistro en bistro où il se la coulait douce avec des copains et des copines de même plumage. Dès son retour, s’il n’a pas découché, il se mettait à accuser sa tendre moitié de tout ce qui traversait son esprit alcoolisé. De ses insanités, Stéphanie qui n’en croyait pas ses oreilles, en pleurait. Et, comme si cela ne suffisait pas, Tom en venait souvent aux mains. Et, paradoxalement, quand il retrouvait ses esprits le lendemain, il se confondit en moult excuses et réaffirmait de sitôt son amour à celle qu’il se plait à faire pleurer. Qu’à cela ne tienne, chacune de ses excuses voyageait merveilleusement dans l’âme de Stéphanie et lui ramène son calme intérieur. Elle les absorbait comme une terre desséchée attendant la pluie. Pourtant, il ne se passait de semaine sans que son bien aimé ne récidive. S’en était de trop pour cette pauvre dame qui apprenait à ses dépens et pour la première fois, le chagrin d’amour. Malgré tout, elle ne démordait guère de son envie de sortir son homme de là où il s’enlisait. Elle fut de tous les combats pour que revienne l’harmonie dans le foyer mais c’était sans compter sur l’irréductible Tom. Des années se sont ajoutées aux années et Stéphanie face à sa glace ne reconnaissait plus cette charmante demoiselle à la posture bien enlevée qui dérangeait secrètement les hommes. Le stress, l’angoisse et le chagrin de son quotidien avaient volé son lustre d’antan. Les  3 maternités qu’elle eut dans l’intention de vouer sa foi à ce bourreau de mari avaient sucé tout ce qui en elle pouvait encore attirer un homme.

Ne se croyant pas capable de se refaire une autre vie, elle demeura captive dans une prison conjugale et y laissa tout ce qu’elle avait de si cher. Les multiples années ne l’ouvrèrent guère l’œil. La co-dépendance était telle qu’elle ne se sentait plus capable de vivre sans ce fameux Tom. Elle fit pour son foyer tout ce que pouvait faire une épouse. De son talent culinaire, elle  lui sortait les meilleurs plats qui soient. Elle s’était montré docile, aimante, accueillante, adorable, attentionnée. Elle lui amenait souvent balader, question de détourner son attention de ces milieux de perversion, mais rien n’y fit.

Qu’est-ce que la bonne dame n’a pas fait ? Mais, Tom était resté invariable. Elle fit des pieds et des mains pour sauver ce qui pouvait encore l’être, quoique chaque jour qui passait emportait avec lui les maigres espoirs qui restaient. Elle eut souvent l’idée de jeter l’éponge, mais que serait-elle devenue ? L’avenir sans Tom la stressait au plus haut degré. Mille et une idées tournèrent dans sa tête mais abandonner Tom n’était pas la plus aisée à envisager. Elle n’en avait pas l’audace. Elle préférait s’accrocher à un ivre que de l’abandonner et de s’accrocher à un vide. Cette idée la maintenait davantage captive dans une zone de confort où elle perdait sa vie en voulant en gagner. Elle ne savait ni ce qu’elle voulait ni ce qu’elle devait faire. Que de confusions totale!

La seule alternative était de sauver Tom pour se sauver elle-même. Elle se relança à nouvelle pour s’en convaincre enfin que toutes ses actions étaient, comme des coups de machette dans l’eau, sans effet.

Elle en a souffert jusqu’au jour où elle comprit que lorsqu’on prend le mauvais train, il était vain d’arpenter le couloir dans la bonne direction. Elle s’était enfin éveillée à sa situation et avait pris la juste mesure de la nécessité de laisser aller ce qui n’avait plus lieu d’être dans sa vie afin de s’ouvrir à d’autres possibilités plus humaines. Mais hélas, toute une jeunesse y est restée. Dès lors, elle mit fin à cette relation malsaine et commença à accueillir timidement la vie à bras ouvert. Ce ne fut pas aisée mais elle a su renaître de ses cendres et mène une vie correspondant à l’idéal qu’elle aurait souhaité. Elle qui avait peur d’un avenir sans Tom découvrait maintenant qu’elle n’avait simplement qu’à distinguer ce qui dépendait d’elle et ce qui ne l’était pas. La solution eut été de  se dissocier de ce qui n’avait pas été associé pour aller vers la paix et le vrai.

Cette histoire sur fond d’amour et de relation sentimentale n’est qu’une charnière pour introduire la nécessité du lâché-prise dans notre vie. Le plus souvent nous aimons nous accrocher à des choses qui nous vident de toute existence. Nous nous accrochons à des habitudes, à des blessures affectives, à des croyances, à des émotions négatives, à des rancunes, à des jalousies et à de tous petits trucs qui nous empêchent de devenir la vraie version de nous-même. Des gens sont dans l’alcoolisme, dans la cigarette, dans l’infidélité, dans le vol…, et peinent à s’en défaire. D’autres se sont accrochés à des jobs, à des employeurs qui leur sucent toute leur énergie sans une rémunération digne, mais ils n’ont pas le courage de s’ouvrir à d’autres possibilités. Dans la vie, il est souvent nécessaire d’apprendre à donner de votre absence à ceux qui n’ont pas compris l’importance de votre présence.

Depuis petit, nous avons été conduits à croire que lorsque nous abandonnons ce que nous avons, nous nous retrouverons les mains vides. Si fait que de nombreuses personnes se sentant en chute libre se sont accrochés à des semblant de barre fer en feu, préférant ainsi que de tomber. Nous devons être à l’écoute de la vie et savoir qu’elle nous enseigne au quotidien. Lorsque nous ne laissons pas aller ce qui n’a plus sens ; lorsque nous ne libérons pas notre cœur et notre esprit ils ne seront jamais disposés à accueillir ce qui s’en vient et à nous faire évoluer. Une main chargée est occupée et ne peut plus saisir une autre charge, soit-elle mille fois importante. Une porte ne se ferme que lorsque qu’une autre porte est prête à nous accueillir. la vie sait plus que nous ce que nous avons besoin. Et, lorsque ça ne va aujourd’hui, c’est souvent une interpellation pour nous dire de voire plus haut ou ailleurs.

Il ne s’agit pas de démissionner dès l’apparition du premier obstacle, mais il s’agit d’oser être nous-mêmes et de savoir ce qui donne du sens à notre vie. Il s’agit d’identifier les voleurs d’énergie et les rapaces pour rapidement les expulser avant qu’ils ne nous transforment en loques humaines.

Qu’il s’agisse de relations toxiques, d’emploi sans avenir, de contrat compromettant, de toute situation qui nous éloigne de nous-même, la solution est de taper à d’autres portes. Nul n’est condamné à vivre par défaut. Seulement lorsque nous n’avons pas foi en nous, lorsque nous ne prenons pas le temps de développer notre propre expertise, nous laisserons toujours les opportunistes nous ravir la vedette.

Apprenons à nous rendre utile. Car si nous ne nous employons pas pour nos propres rêves et passions, quelqu’un d’autre nous emploiera toujours à vil prix pour accomplir les siens. Il n’existe pas de difficultés insurmontables. Nul n’est né pour être condamné à souffrir. Concevons la vie comme l’ensemble des marches d’un escalier et si aujourd’hui c’est dur, rien ne montre que demain ne sera pas mieux. Nous n’avons pas à perdre le temps sur une étape facultative de notre vie. Il est, certes, vrai que toute aventure est l’occasion d’une nouvelle croissance et toute personne est un trésor que nous devons avoir le privilège de découvrir, mais ne perdons pas notre vie derrière des gens qui n’ont aucune notion de la vie, de l’humanité et de l’existence.

Tous ceux et toutes celles qui m’ont lu jusqu’ici, je vous félicite pour le courage que vous avez de vouloir bâtir un monde meilleur. Et je vous invite à oser chercher en vous les traces de votre destinée, car tout ce que nous avons d’authentique est universel et enrichissant.

Ça y est maintenant ! Dites-moi ce que ça vous fait d’entendre que vous devez abandonner certaines choses pour trouver le chemin de votre liberté. Et, qu’est-ce que vous peinez à lâcher-prise et qui vous maintient captif ou captive dans une situation merdique?  J’ai hâte d’interagir avec vous, chers frères et sœurs !

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