2 principes pour entreprendre à partir de zéro franc

 

Face à une conjoncture économique très pressante et un taux de chômage sans cesse croissant, l’entrepreneuriat s’affiche comme un excellent recours.  Partout la jeunesse est encouragée et appelée à oser entreprendre et à poursuivre son rêve eu égard aux opportunités qu’offre le monde entrepreneurial. Cependant, les principes et les approches théoriques de l’entrepreneuriat telles que enseignés dans nos universités s’accommodent mal à notre ère marquée par l’incertitude.

Ces théories, inspirées des vieux modèles économiques peinent à s’harmoniser avec les principes de l’économie moderne. De par la complexité de ces vieilles théories, on pourrait dire qu’elles sont, de nos jours, plus dissuasives qu’incitatives. Et, par voie de conséquence, la majorité des entrepreneurs dans nos pays se déduit de ceux qui ne savent rien des théories enseignées. Parce que plus on en sait quelque chose, moins on est motivé à s’y engager.

Bref, dans la conscience collective l’entrepreneuriat s’apparente  à des questions de moyens, de savoir universitaire, de connaissances managériales aiguës…

D’où le nécessité de revenir à l’essentiel pour en faire une réalité accessible à tous. Cela consiste à déconstruire le mythe construit autour du concept pour l’envisager sous un angle plus humain, c’est-à-dire réduit à la dimension de chacun et ce, à partir de deux principes contre-intuitifs seulement.

Principe I : Démarrer toujours sur la base de ce que l’on dispose.

Lorsque l’on lit ce qui se dit à propos de l’entrepreneuriat dans les ouvrages et les articles scientifiques, on peine à se retrouver. On y trouve une définition inaccessible des choses. Une définition embarrassante et stressante qui dresse déjà dans nos esprits des barrières supplémentaires à franchir. Cette définition classique laisse entrevoir des critères de réussite beaucoup plus tributaires aux accessoires qu’à l’entrepreneur lui-même. En effet, nombre des spécialistes  dans le domaine du management des entreprises diront à tout porteur de projet entrepreneurial qu’il lui faudrait :

  • Déterminer un but clair avant de démarrer,
  • dresser un business plan cohérent,
  • réunir toutes les conditions logistiques, matérielles et financières,
  • démarrer afin, lorsque tout sera prêt.

Comme on peut le  constater aisément, c’est une approche purement technique et savante qui plus qu’elle n’encourage, embarrasse, stresse, dissuade et discrimine.

De la discrimination, il en existe dans la mesure où cette conception des choses cache difficilement la priorité accordée aux grandes entreprises. C’est une définition qui ne laisse aucune chance aux TPE, aux débrouillards et aux porteurs de très belles idées mais dépourvus de moyens matériel. Tout est conçu pour rendre prioritaire, les levés de fonds avant même que l’entreprise ait vu le jour. L’entrepreneur serait celui-là qui aurait planifié sur 2,4 ou 5 ans son action. En un mot, on lui demande d’être expert, d’être riche et d’être prévoyant avant de se lancer. Où se trouve alors la notion d’ingéniosité, de croissance et d’évolution progressive inhérente à la philosophie de l’entrepreneuriat si telle est que la bourgeoisie à la base est un critère de succès?  Cette culture du « grand » pose des problèmes aux petits et procède à une distorsion de la réalité. L’entrepreneuriat est une construction si bien qu’avant d’être grand, il faut consentir être petit. Les jeunes tabliers, les jeunes cireurs, les jeunes boutiquiers sont eux aussi en train d’évoluer à la poursuite de leur rêve sur le chemin de l’entreprise. S’il leur eût été question de passer par ces schémas classiques, nombre d’être eux seraient toujours à la traine ou auraient déjà abandonné leur idée.

Pour ce faire, contrairement aux enseignements des écoles du management classique qui préconisent la fixation des objectifs puis la recherche des moyens, il y a une approche qui peut s’inscrire dans une logique contraire. Elle intègre le processus  à la vie courante tout en le rendant amusant, merveilleux et accessible à tous.

Lorsque l’on part des buts et des objectifs pour revenir aux moyens, comme c’est le cas dans le vieux modèle économique, logiquement, on fera de la recherche des moyens un problème. La question sous-jacente à cette approche sera la suivante : Comment puis-je avoir les moyens pour réaliser mon projet ? Et, nous savons tous que dans l’océan d’une telle question se trouvent les épaves de nombreux rêves.

Cependant, il eût été plus galvanisant et psychologiquement incitatif de partir des moyens pour déterminer les buts. Alors la question supposée sera désormais la suivante : Que puis-je faire (les buts) avec les moyens dont je dispose ?

Naturellement, tout lecteur sera dubitatif à cette question étant entendu que nous avons l’impression de ne rien disposer.  Cette « auto-flagellation » vient de notre culture qui nous porte à croire que notre satisfaction doit toujours venir d’ailleurs ou de quelqu’un d’autre. Nous avons tous les moyens qu’il faut à un entrepreneur pour entreprendre.

-Ah bon !

-Eh oui !

Que disposons-nous pour démarrer notre entreprise ?

Tout individu dispose de trois ressources fondamentales :

-1ère ressource : l’entrepreneur lui-même

Le porteur de projet doit être le centre de gravité du tout le processus. C’est de l’homme que tout doit partir. Nous avons coutume de rechercher les solutions et les moyens hors de nous-même. Plutôt que de valoriser et d’optimiser les mille et une ressources qui nous habitent, nous avons toujours la fâcheuse tendance à vouloir suspendre au sommet des choses qui nous manquent, la réalisation de nos rêves. Nous sommes toujours faibles de ce que nous n’avons pas, oubliant totalement d’être riches de ce que nous disposons. Nous ignorons jusqu’à un niveau incroyable de quoi nous sommes capables. Nous n’avons pas une éducation qui nous centre au cœur de notre dimension réelle. Nous ne voyons de la force et de la possibilité que chez les autres. Nous attendons lire notre avenir sur le regard attentionné de l’autre. Une personne animée d’une telle psychologie dira toujours : « Je n’ai rien pour démarrer mon projet ». Ces types de personnes se condamnent à vivre le syndrome du « ah, si seulement j’avais X, j’aurai pu réaliser Y ». Seulement voici :

Notre simple idée, notre volonté, et la confiance que nous avons de nous-même sont des leviers importants pour lever le pas et aller à la poursuite notre rêve. La réussite d’un entrepreneur dépend moins des finances et des connaissances théoriques que de l’image qu’il a de lui-même de de ses capacités.  Lorsque nous sortons du cadre classique pour nous aligner dans l’essence même de la réalité entrepreneuriale, il ne devrait plus être question de vouloir chercher des moyens pour nos buts mais plutôt de chercher des objectifs pour le capital de richesse que nous sommes déjà.

L’entrepreneuriat est une question de vision, de courage et de détermination. Une personne animée par l’esprit d’entreprise trouvera là où la gens perçoivent de la difficulté, une opportunité. Il trouvera toujours du contenu là où les gens voient du vide. Cela m’amène à vous raconter l’histoire d’un richissime chinois qui en réponse à une question des journalistes sur les fondements de sa richesse disait ceci, et je cite:« je suis devenu riche grâce à trois choses: (1) je suis né malade, (2) je suis issue d’une famille déshéritée, (3) je n’ai pas eu la chance d’aller à l’école. Au vu de ces trois éléments, j’ai vite compris que je devait me battre plus que les autres.  » 

Une de ces trois éléments eût été un obstacle infranchissable pour des milliers de personnes. Cependant, plus ce monsieur en avait, plus il prenait la juste mesure de sa responsabilité vis-à-vis de sa vie.

En chacun de nous sommeille une richesse inexploitée ou insoupçonnée. Tout est en nous depuis toujours. Seulement, que vaut une puissance qui s’ignore ? Avec une vision claire de notre potentialité et un peu de psychologie, nous pourrons déplacer des montagnes.

Éveillons-nous à notre pouvoir créateur, ayons confiance en notre potentiel et plaçons-nous au cœur de toutes nos démarches.  Si la question de confiance vous intéresse, vous pouvez cliquez ici pour découvrir comment vous pouvez la développer afin de bénéficier de toute la richesse humaine qui vous habite.

-2ème ressource : les connaissances ou les expériences de l’entrepreneur

Quelle que soit notre provenance et notre situation actuelle, nous avons toujours une histoire, une passion, une ingéniosité, une créativité ou une expérience qui sommeille au cœur de notre intériorité. Cette richesse dormante n’attend que notre décision pour se déployer pleinement. Ici encore, malheureusement, nous sommes les premiers à ignorer ou à négliger ce capital d’expérience dont nous disposons. Et, ceux qui en sont conscients attendent d’être certifiés pour se sentir dignes d’exploiter ce capital dormant. Cela dénote de notre contexte culturel actuel où un acquis non certifié n’en est pas un.

Qu’à cela ne tienne, il sied de comprendre que tous autant que nous sommes, chacun est, de par son vécu, riche de quelques expériences à promouvoir auprès de la jeunesse. L’être humain est un tout ambulant ! La quantité des choses apprises depuis l’enfance est prodigieuse. Nous avons une longue expérience d’apprentissage qui fait de chacun un condensé de savoirs dont il ne se rappelle que d’une infime partie, le reste sommeillant dans la mémoire éteinte. En effet, ce mécanisme d’autorégulation précipite les savoirs non usés dans l’oubli (inconscience) pour aérer le cerveau. Fort heureusement d’ailleurs, sinon on aurait été victime de ce capital dormant. Dès notre tendre enfance, nous avons capitalisé des centaines de millions d’expériences directes ou indirectes, de concepts, de références, des paysages, de recettes, de mode d’emploi, des techniques de bricolage, d’images et de mots qui forment notre potentiel créatif. Nous sommes riches de cette partie cachée de notre iceberg. Ceci étant, nous n’avons plus à nous obséder dans la recherche de moyens. Tout est là ! Il nous suffit, pour nous en servir, d’identifier notre objet de quête et de nous y ancrer avec persévérance. Le potentiel correspondant se déploiera d’elle-même à parti de ce que nous disposons déjà. C’est la seule magie dont disposent ceux qui osent se mettre à l’action contrairement à ceux qui attendent de devenir experts avant de se lancer. Votre roue n’est guère à refaire. Elle a juste besoin d’une réorientation. Une  personne qui a la maitrise il y a dix ans, ne repart pas à zéro  lorsqu’il décide de reprendre les études. Elle n’a qu’à commencer à quelque part et les vieux réflexes renaitront de leur cendre. Le premier pas est ce qu’il y de plus difficile dans tout entreprise humaine. Vous n’avez qu’à commencer pour comprendre que ce que vous voulez n’était pas différent de ce que vous avez déjà ! Mettez-vous sur le chemin de vos rêves, et laissez votre expérience vous trouver la sélection gagnante.

-3ème ressource : les relations de l’entrepreneur  

De nos jours, l’économie moderne nous offre d’importants leviers pour nous frayer facilement un chemin au cœur de notre passion. Quand on parle d’économie moderne, il s’agit de l’économie collaborative, de l’économie relationnelle et de l’économie numérique. Cette version de l’économique, loin de celle classique, est réduite à la dimension de chaque porteur de projet en ce sens qu’elle est tributaire des partenariats et des relations interpersonnelles que l’on établit. Vous voyez certainement autour de vous des acteurs de types nouveaux qui surfent sur la vague de l’économie moderne. Ils évoluent dans le marketing relationnel, le partenariat et la collaboration. Ce sont des gens qui vendent de l’espoir partout. Ils s’ouvrent aux personnes ingénieuses et pleines d’idées, participent aux séminaires ou conférences, parlent de leur préoccupations et des défi qu’ils entendent relever. Ils enrichissent au quotidien leur carnet d’adresse et s’y attèle pour nourrir des rapports fructueux.

Pour toute passion, il existera des mentors, des coachs, des devanciers, des doyens auprès de qui toute personne peut s’ouvrir  et obtenir de quoi booster son élan. Il y a toujours quelqu’un à quelque part qui pourra prêter oreille attentive à notre passion. Il nous suffit, d’avoir une belle approche irrésistible  en vers les collaborateurs tout en augmentant aussi notre visibilité. Pour y arriver, internet et les réseaux sociaux sont de véritables leviers pour aller à la vitesse « grand V » vers la réalisation de nos projets.

Principe II : Développer la flexibilité.

Comme vous le saviez, le management classique et sa fameuse business plan s’adapte difficilement à notre contexte actuel toujours mouvant. Dans ce type de management, le message est connu : Ayez une vision claire de votre but ; ayez une planification à long terme de votre projet ; assurez-vous que vous êtes prêts avant de commencer ; réunissez toutes les conditions avant de démarrer…

Tout se passait comme si on demandait aux futurs entrepreneurs de devenir experts avant de commencer alors qu’il eût été plus pédagogique de commencer à quelque part et laisser l’expertise naitre du tâtonnement quotidien. Telle est la vraie démarche entrepreneuriale.  Pour des soucis de planification rigoureuse de nombreux porteurs de projet n’ont vu croitre leur projet que dans leur tête ou sur papier. Aussi, dans un monde où tout est dynamique, une vérité d’aujourd’hui ne le sera pas forcement demain. Si bien que la planification à long terme s’apparente à une négation de notre liberté et une réduction de notre créativité. La plupart des projets qui naissent sont obligés de disparaitre quelques années après parce que les réalités croisées se trouvent être différentes de plan préétabli.

C’est pourquoi tout entrepreneur doit s’évertuer à cultiver la flexibilité, l’adaptabilité plutôt que la prévoyance et l’anticipation. La flexibilité nous permet de composer avec l’environnement et les circonstances dans notre marche glorieuse à la poursuite de notre rêve. Ici, l’entrepreneur n’est nullement contraint à aucun schéma rigide. Il est maître de son rêve et fait de son accomplissement une aventure fabuleuse faite de surprise, d’étonnement, de chute et de rebondissement. Sur son chemin, lorsque la vie lui donne des citrons, il se transforme en vendeur ou vendeuse de limonade et la vie entrepreneuriale suit merveilleusement son cours.

Dans la vie entrepreneuriale, ne faisons pas l’erreur de vouloir tout planifier et réunir toutes les conditions avant de commencer. Il y a certaines solutions qui ne se présenteront à nous qu’à mi-chemin. A vouloir les attendre sans avoir commencé, nous ressemblerons à ce passager qui attendait le train à l’aéroport.

Ceci étant, nous avons tout en nous pour marquer des pas de géant à la poursuite de ce qui fait sens à nos yeux. Démarrons sur la base de ce que nous avons déjà, c’est-à-dire, nous-même, nos expériences et nos relations. Ayons afin une bonne dose de flexibilité pour mieux surfer sur la vague. Ainsi l’entrepreneuriat ne restera plus une question de moyens mais plutôt une question de choix. Lève désormais le pas et met en jeu ton potentiel dormant.

Que vous inspire cette démarche dont le but est de vous rapprocher davantage des possibilités de réalisation de vos rêves ? Vos apports sont les bienvenus. J’ai hâte d’interagir avec vous pour qu’ensemble, nous évoluions pas à pas vers la poursuite de nos vibrations les plus profondes.

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